17 juillet 36, coup d’État fasciste contre la jeune République espagnole

17 juin 1936. Las Raíces, lieu où le groupe de soldats de la garnison de Ténérife a conspiré contre la Deuxième République.
17 juin 1936. Las Raíces, lieu où le groupe de soldats de la garnison de Ténérife a conspiré contre la Deuxième République.

Il y a soixante-dix ans, le 17 juillet 1936, la garnison de Melilla se soulevait contre le gouvernement républicain, Il s’agit essentiellement de musulmans marocains (los Regulares) et de soldats de la Légion étrangère(tercio) sous le commandement du général Franco, conformément à un plan préparé de longue date.
L’inspirateur principal en est le général Emilio Mola, ancien chef de la police devenu gouverneur militaire de Pampelune. Il prévoit une action extrêmement rapide et violente. Cette stratégie est justifiée à ses yeux par la nécessité de renverser rapidement les autorités républicaines et les dirigeants politiques et syndicaux, mais aussi de convaincre les officiers trop peu fidèles au coup d’État à ses cotés le général Francisco Franco y Bahamonde, gouverneur militaire des Canaries.
Dès le lendemain, les garnisons de la plupart des grandes villes espagnoles se soulèvent. Mais une bonne partie de l’armée, la moitié environ, reste fidèle au gouvernement.

En trois jours, les « nationalistes » s’emparent de la Galice et de la Vieille-Castille, près de la frontière avec le Portugal, ainsi que d’une partie de la Navarre, du Léon et des Asturies.
En Navarre et Aragon, les insurgés bénéficient du soutien de milices carlistes, les requetes catholiques fervents et monarchistes.
Ils gagnent aussi l’Andalousie, Córdoba , Grenade et Cadix.
Mola qui espérait un rapide renversement du gouvernement n’as pas réussi. Les grandes villes leur échappent (Madrid, Barcelone, Valence).
En effet, à Barcelone en revanche, ils sont repoussés par les militants de la CNT. Leur détermination et leur courage obligera les militaires à capituler.

De même à Madrid où Le général Mola qui projetait de s’en emparer en faisant avec l’appui de quatre colonnes de troupes toute en espèrant un soulèvement de civils madrilènes favorables aux putschistes, raté, la manœuvre échoua devant la mobilisation de la population. La capitale reste aux mains des troupes républicaines commandées par le général Miaja.
Au terme de 3 jours, l’Espagne est divisée en deux, avec un léger avantage aux républicains, qui garde le contrôle des principales zones industrielles.
L’armée est divisée. La plus grande partie des officiers d’état-major sont restés fidèles à la République. Toutefois, les officiers intermédiaires, issus de la moyenne bourgeoisie, ont, eux, rejoint massivement les putschistes, ils vont cruellement manquer au gouvernement.
Échec momentané du soulèvement.. Mais la guerre civile se prépare.

milicienne de colonne Durruti, anarchiste et antifasciste
Milicienne de colonne Durruti, anarchiste et antifasciste

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