Las Trece Rosas

Fusillées pour leurs idées, pour défendre la liberté. Que leurs noms ne soit pas effacés de notre mémoire et de l'histoire #TreceRosas

« Las Trece Rosas » (les Treize Roses ) est le nom donné en Espagne à un groupe de treize jeunes femmes qui ont été exécutés par le régime franquiste. Après la fin de la guerre civile espagnole, le 27 juillet 1939, un attentat est commis sur la route d’Estrémadure, près de Talavera de la Reina, contre la voiture dans laquelle circulent le commandant Isaac Gabaldón, membre éminent de la cinquième colonne madrilène.
Le régime franquiste va vouloir punir ceux qu’il considère responsables de l’attentat, alors que ce genre d’assassinat se multiplie dans la région de Madrid, et l’attribue à un réseau communiste de grande ampleur. Un procès est ouvert contre soixante-sept membres des JSU, accusés d’appartenir à une organisation rebelle, c’est dans ce groupe de soixante-sept accusés que figurent les « treize roses ».

illustration las trece rosas
mémorial las trece rosas

Au cours de leur détention dans la prison Ventas, sinistre prison pour femmes dans laquelle étaient regroupées environ 4000 femmes alors qu’elle devait en contenir 450, elles seront torturées à plusieurs reprises et humiliées.Faute de preuves, On les accusera finalement de « troubler l’ordre social et juridique de la nouvelle Espagne », d’« adhésion à la rébellion », et indirectement d’avoir soutenu l’attentat contre le commandant Isaac Gabaldón.

Ce qui n’empêchera pas leurs exécution au matin du 5 août 1939 à côté du mur du cimetière d’Almudena à Madrid, le même jour que cinquante de leurs camarades masculins.

Elles s’appelaient :
Carmen Barrero Aguado (24 ans), Martina Barroso García (22 ans), Blanca Brissac Vázquez (29 ans), Pilar Bueno Ibáñez (27 ans), Julia Conesa Conesa (19 ans), Adelina García Casillas (âge 19), Elena Gil Olaya (20 ans), Virtudes Gonzalez Garcia (18 ans), Ana López Gallego (21 ans), Joaquina López Laffite (23 ans), Dionisia Manzanero Salas (20 ans), Victoria Muñoz Garcia (19 ans) et Luisa Rodríguez de la Fuente (18 ans).

En 2005, une fondation ( Fundación Trece Rosas ) a été créée en Espagne pour garder leur mémoire vivante.

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