EnbataEnbata est un journal papier d’actualité abertzale et progressiste, rédigé en euskaraz et en francais, il est mensuel et complété depuis 2013 par une une version numérique hebdomadaire (Enbata.info).

Et en cette année 2020, le journal ENBATA fête le soixantième année de sa parution. La première datant de 1960. Il est dans une première période à la fois un journal et un mouvement politique. Un mouvement abertzale dans la partie Nord d’Euskal Herria (Iparralde) située dans l’Etat français. C’est ce mouvement qui pose les premiers actes de l’histoire du combat abertzale en Iparralde avec notamment les Aberri Eguna d’Itxassou de 1962 et 1963.

Dès le début, le journal heurte le conservatisme, le pouvoir en place, les intérêts des nantis. Les routes se couvrent d’une curieuse formule mathématique, qui fait jaser jusqu’à Paris, “4+3=1”. (Symbolisant l’addition des quatre provinces basques du sud (Bizkaia-Biscaye, Gipuzkoa,-Guipuscoa, Alaba-Arava et Nafarroa-la Navarre) avec les trois provinces basques du Nord (Lapurdi-Labourd, Zuberoa-Soule et Nafarroa Beherea-Basse-Navarre). Le journal est vendu à la criée par les militants, “achetez Enbata, nationaliste basque et fédéraliste européen”. Très vite, Le pouvoir français tente de le faire taire. A Paris on n’aime pas trop ces Basques irréductibles qui relèvent la tête. En 1974, le président Pompidou dissout Enbata par la voix de son ministre de l’intérieur pour ‘atteinte à l’intégrité du territoire national’, un délit d’opinion donc, bien que ne visant que le mouvement, cette interdiction interrompit aussi la parution du journal pendant une année.

C’est en 1975 qu’ Enbata réapparaît toujours fidèle à la Charte d’Itxassou, ne parlant plus que pour lui même, laissant les militants s’organiser dans des partis et collectifs différents et successifs : EHAS, Izan, Herri Talde, Iparretarrak, EMA, Euskal Batasuna, Abertzaleen Batasuna, EA et EH bai. Il sera un journal, indépendant de tout parti politique, bien que depuis toujours ancré dans une ligne éditoriale de gauche abertzale.

Hebdomadaire depuis octobre 1968, il renoue avec sa forme mensuelle d’origine le 28 mars 2013 dans sa version papier et ouvre le 15 avril 2013 un site internet hebdomadaire. Un virage numérique dans l’objectif de gagner de nouveaux publics, et notamment les jeunes générations qui accèdent bien souvent à l’information par l’entremise du web.

La version hebdomadaire internet est réalisée par l’équipe Alda qui  depuis le 1er janvier 2006 anime au sein d’Enbata un cahier 4 pages, consacré au débat sur les stratégie abertzale et sur les alternatives écologiques et sociales au capitalisme et au productivisme.

Indépendant Enbata, parmi d’autres aujourd’hui, entend toujours participer au combat pour la liberté et l’unification du peuple Basque.

60urte - Enbata

ZOOM

couv Enbata
N°2359 – juillet 2020

Sommaire :

Un abertzale à la présidence de la CAPEB ? (Txetx Etcheverry) ▽ Municipales, un avant et un après ? (Peio Etcheverry-Ainchart) ▽ Inconscience de classe (Jean-Marie Abadie) ▽ 46 communes dans le Pacte de métamorphose écologique ( entretien avec Anthony Lubrano) ▽ Un jour, nous ferons gagner l’espoir (Mehdi Ouaraoui) ▽ Gorputza eta bihotza (Gillom Irigoyen) ▽ Abertzale, euskal kultura zainduz eta garatuz (Pantxoa Etchegoin) ▽ Frontière, les États toujours là ! ( Anne-Marie Bordes).

Membres ou collaborateurs(trices) du mouvement Enbata et de son journal, d'hier et d'aujourd'hui :
(liste non-ehauxstive)

Jakes Abeberry, Ximun Haran, Michel Burucoa, Txillardegi, Marc Legasse, le père Etcheverry-Aintchart, Eugène Goyenetche, Michel Labeguerie, Ramuntxo Camblong, Patxi Noblia, Xipri Arbelbide, Txetx Etcheverry, Jean-Louis Davant, Ellande Duny-Pétré, Eneko Bidegain, Peio Etcheverry-Ainchart, Maryse Cachenaut, Xabi Larralde, Martine Bisauta, Maryse Cachenaut, Jean-Marc Abadie, David Lannes, Rémi Rivière, Mixel Berhocoirigoin, Jakes Bortayrou, Anne-Marie Bordes, Pantxoa Bimboire, Nikolas Blain, Annde Sainte-Marie, Panpi Sainte-Marie, Juliette Bergouignan, Antton Curutcharry.